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🇫🇷 « arabo-nĂ©groĂŻde Â» « pute Ă  nègre Â» : des policiers accusĂ©s d’avoir tenu des « propos racistes » dans une banale discussion sur WhatsApp

EnquĂŞte. Des investigations visent des policiers affectĂ©s au palais de justice de Rouen, soupçonnĂ©s d’avoir tenu des propos haineux et racistes envers un collègue noir et des dĂ©tenus. La « police des polices Â» est saisie de l’affaire.

Tout est parti d’une « conversation Â» sur la messagerie instantanĂ©e WhatsApp. Une « discussion Â» entre une douzaine de policiers appartenant Ă  cette unitĂ©. Le plaignant a aperçu des messages sur le tĂ©lĂ©phone portable d’un collègue et constatĂ© qu’il Ă©tait question de lui. Interrogeant son collègue, celui-ci lui a alors montrĂ© les Ă©changes. MĂ©dusĂ©, le policier noir a alors pris connaissance des injures racistes, dont il Ă©tait la cible.

« Il n’y a pas Ă  tourner autour du pot, il s’agit de propos racistes et haineux tenus envers ce fonctionnaire, dĂ©plore une source judiciaire. Mais ce n’est pas tout : d’autres messages tout aussi haineux, tout aussi racistes, homophobes, xĂ©nophobes, concernent les personnes dont ces policiers ont la charge au palais de justice Â». Ă€ savoir les prĂ©venus ou accusĂ©s jugĂ©s ou en attente de l’être par le tribunal correctionnel ou la cour d’assises, les dĂ©tenus en attente d’être prĂ©sentĂ©s devant les juges de la dĂ©tention et des libertĂ©s, les gardĂ©s Ă  vue en passe d’être dĂ©fĂ©rĂ©s au parquet ou devant les juges d’instruction.

« Dans ces conversations WhatsApp, on retrouve toute une litanie de propos qui donnent la nausĂ©e tellement c’est rĂ©pugnant. Il y en a des pages et des pages Â», poursuit la mĂŞme source. C’est du type : arabo-nĂ©groĂŻde, une blanche qui frĂ©quente un noir se voit qualifiĂ©e de pute Ă  nègre — une insulte acronymisĂ©e en « PAN Â» -, un noir ne fera jamais du aussi bon boulot qu’un blanc, pute Ă  bougnoule… Â»

Paris-Normandie via fdesouche

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