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#Chartres 🇫🇷 Un ex-migrant clandestin condamné pour des violences sur son épouse un mois après le mariage

Moins d’un mois après la cérémonie, le migrant frappe son épouse.

« Une conception moyenâgeuse du couple »

« J’étais très en colère », se dĂ©fend l’homme de 42 ans « Elle Ă©tait partie pendant quatre jours. Et elle m’a menti ».

Mais il nie avoir frappé la femme qu’il a épousée un peu moins d’un mois auparavant : « Elle marque facilement. Elle a dû tomber toute seule ».

Pourtant, le soir du 6 mai, elle appelle au secours depuis sont balcon. Les voisins téléphonent à la police. À leur arrivée, l’homme leur ouvre la porte : « Tout va bien. Ne vous inquiétez pas ».

Des traces de coups au bras et sur le visage

Mais elle est en pleurs dans l’appartement, et elle supplie les policiers d’entrer. Elle a des traces de coups au bras et sur le visage. Elle assure que son mari l’a frappée. D’ailleurs, l’homme semble éméché. Lorsqu’il s’aperçoit que la situation se gâte pour lui, il descend les escaliers quatre à quatre. Les policiers l’interpellent dans le hall.

« Cette femme, elle fout le bordel dans ma vie »

Placé en garde à vue, il refuse de se soumettre à la vérification de son état alcoolique. Devant les juges, il explique qu’il connaît celle qui est devenue son épouse, depuis 2016 : « Cette femme, elle fout le bordel dans ma vie ».

« Dans ces conditions, pourquoi l’avez-vous épousée ? », interroge le juge. La réponse se trouve peut-être dans la situation administrative du prévenu. Il est arrivé en France en 2014 et il est en situation irrégulière. Il vivote de petits boulots au noir.

Un menteur, un alcoolique et un violent récidiviste

Il affirme néanmoins s’être marié par amour et, le 6 mai, n’a pas supporté qu’elle s’absente durant quatre jours. Elle explique être allée en Normandie voir sa famille. Or sur un réseau social, une photo la montre en train sur l’esplanade de la Défense, à Paris, où elle a en réalité rejoint l’un de ses ex.

« Il a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© violent avec elle en 2016 », rĂ©vèle le procureur : « Mais aucune poursuite n’avait Ă©tĂ© engagĂ©e ». Le magistrat stigmatise « une vision moyenâgeuse du couple ».

L’homme est condamné à huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, avec l’obligation de soigner sa dépendance alcoolique. Il ne doit plus rentrer en contact avec son épouse.

Source : lechorepublicain.fr


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