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L'imam de Carcassonne Mohamed Belmihoub : "A Trèbes, c'est l'ISLAM qui a été poignardé !"

Article paru sur Atlantico :

Dimanche, c’était le dimanche des Rameaux. A Trèbes, une messe était célébrée à la mémoire d’Arnaud Beltrame. L’évêque de Carcassonne, qui s’était déplacé pour l’occasion, a eu les mots attendus et convenus qu’on entend toujours en ce genre de circonstance : « L’amour est plus fort que la haine ».

On ne commentera pas. L’imam local, Mohamed Belmihoub, a été, fort heureusement, plus explicite. Tout en condamnant ce « lâche assassinat », il a jugé nécessaire de préciser que c’était aussi « l’Islam qui avait été poignardé ».

Les morts de Charlie Hebdo ? Que de coups de poignards dans le corps de l’Islam ! Et les morts du Bataclan ? Combien de coups de couteau dans le corps de l’Islam ? Et les enfants juifs assassinés à Toulouse ? Et le père Hamel égorgé dans son église ?

On se demande comment l’Islam a pu survivre à autant de coups ? Comment les blessures de son corps martyrisé ont pu, à chaque fois, cicatriser si vite et si bien. L’Islam est apparemment doté d’une belle santé. Il convient d’en féliciter Mohamed Belmihoub. Emporté par son émotion, l’imam a parlé, s’agissant de Radouane Lakdim et des autres, de « brebis égarées ». Elles sont nombreuses. Et s’égarent de plus en plus. 20.000 fichés S ! 20.000 brebis égarées ? Des milliers de djihadistes français ? Des brebis égarées ? Non pas eux.

En effet, ils ont juste obéi à un rituel bien connu dans nos montagnes : la transhumance. C’est-à-dire la migration saisonnière des ovins passant des pâturages d’été aux pâturages d’hiver. Ces brebis-là, pas du tout égarées, ont trouvé que l’herbe était plus verte en Irak et en Syrie. Ajoutons – pour en finir avec ces digressions ovines – que deux brebis, vraiment égarées, elles, sont allées assassiner une vielle dame juive à Paris. Quand on voit comment se comporte une partie du troupeau, on est tenté de s’interroger sur les bergers.

Mohamed Belmihoub nous a fait cadeau d’une autre pensée profonde. Il a déclaré qu' »Allah Akbar » voulait dire « Dieu est plus grand que la haine. » Intrigué, nous nous sommes connectés à oumma.com et consulté quelques livres de Gilles Kepel. Partout, « Allah Akbar » est traduit par « Dieu est le plus grand » pas par « Dieu est plus grand que la haine ». Saluons en Mohamed Belmihoub un futur et grand réformateur du Coran. Nous lui laisserons les mots de la fin : « Nous sommes condamnés à vivre ensemble ». C’est bien ça : nous sommes condamnés.

Benoît Rayski sur Atlantico

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