Le vice-Premier ministre et ministre de l’IntĂ©rieur, Matteo Salvini, a dĂ©clarĂ© vendredi que le dĂ©cret sur les migrants et la sĂ©curitĂ© qu’il avait rĂ©digĂ© Ă©tait une loi de l’Etat et devait ĂȘtre suivi. C’est au milieu de la rĂ©bellion de quelque dix maires sur 8 000, dont le Leoluca Orlando de Palerme.
Les maires opposĂ©s au dĂ©cret dĂ©clarent qu’il prive injustement les droits des demandeurs d’asile. Leur enquĂȘte auprĂšs de DIGOS a abouti Ă une visite de la police de sĂ©curitĂ© DIGOS au bureau de l’Ă©tat civil de Palerme aprĂšs que le chef de la police de la capitale sicilienne eut refusĂ© leur dĂ©mĂ©nagement.
«Ils nous ont demandĂ© ce qui se passait lorsque nous voulions rĂ©gulariser la position d’un demandeur d’asile et quelle procĂ©dure nous suivions», selon un compte-rendu de greffier adressĂ© Ă des journalistes. La police de DIGOS aurait enquĂȘtĂ© sur les bureaux d’enregistrement du rejet du diplĂŽme de sĂ©curitĂ© par Orlando, allĂ©guant qu’il violait les droits constitutionnels des migrants.
Le chef de la police de Palerme a dĂ©clarĂ© que ces informations Ă©taient « dĂ©pourvues de toute base », tandis que le vice-Premier ministre et ministre du Travail et de l’Industrie, Luigi Di Maio, a soutenu le ministre de l’IntĂ©rieur, Salvini, sur le dĂ©cret sur la sĂ©curitĂ©, rappelant Ă tous les membres du gouvernement qui souffraient de « malaise ». qu’ils ont votĂ© pour cela. Di Maio a qualifiĂ© la manifestation des maires de gauche de « boutade politique ».
Le ministre de l’IntĂ©rieur, Salvini, explique que le dĂ©cret est dĂ©sormais une loi nationale signĂ©e par le prĂ©sident Sergio Matteralla.
« Il n’y a pas de conflit, il y a une loi de l’Etat, signĂ©e par le prĂ©sident de la rĂ©publique et appliquĂ©e par 99% des maires », a-t-il dĂ©clarĂ©.
« Il y a dix maires qui protestent sur 8 000 en Italie », a déclaré Salvini, expliquant que le « parti est fini » pour les maires de gauche qui auraient profité du commerce de migrants.
«Avec le (parti dĂ©mocrate), câĂ©tait le chaos et les migrants clandestins, avec la Ligue, câĂ©tait de lâordre et du respect», a-t-il dĂ©clarĂ©. «Certains maires se souviennent du bon vieux temps de l’immigration, mais pour eux aussi, la fĂȘte est finie!».
Salvini a Ă©galement suggĂ©rĂ© qu’Orlando et de Magistris, dĂ©missionnent, et que les maires doivent respecter la signature du prĂ©sident sur le dĂ©cret.
Source : VoE
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