«J’ai tenté de lui dire non, de ne pas me faire de mal, j’ai crié, témoigne-t-elle. J’ai ressenti un cruel désemparement, un effroi intense. Je n’ai jamais vécu quelque chose d’aussi morbide.»
Trois ans après les faits, la jeune femme explique ne plus pouvoir se balader seule le soir. La quadra a changé la disposition de son appartement pour ne plus dormir dans la chambre dans laquelle le viol présumé a été commis. «J’ai mis près de deux ans pour m’en remettre, a-t-elle indiqué à la Cour. Ma vie a beaucoup changé. J’étais quelqu’un de libre mais maintenant je m’organise pour être accompagnée le soir.»
Le Marocain a notamment avancé que la première victime avait «une attitude bizarre. Elle est connue pour avoir des contacts faciles avec les hommes. Elle va vers les mecs et les allume».
(…) Pour le magistrat, le viol et la tentative de viol ne font aucun doute. La première victime «a fourni des détails et des impressions extrêmement précis, qui ne s’inventent pas» et la seconde a eu ses habits déchirés «à la manière caractéristique d’une agression». Par ailleurs, témoins et constats de lésions traumatiques faisant état de dermabrasions et d’hématomes confirmeraient les accusations, d’après Frédéric Scheidegger.
Source : 20min.ch
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