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#MeTooGay 🇫🇷 Témoignages en série, après une accusation de viol homosexuel visant un conseiller PCF de Paris

Après l’accusation de viol lancée sur Twitter par un jeune homme contre un conseiller PCF de Paris, le hashtag #MeTooGay s’est développé très rapidement sur les réseaux sociaux.

Quelques jours après la vague de témoignages glaçants d’hommes et de femmes sous le hashtag #MetooInceste dans le sillage de la parution du livre de Camille Kouchner, La familia grande (éd. du Seuil), où la jeune femme évoque le viol présumé de son frère jumeau par son beau-père Olivier Duhamel, c’est le hashtag #MetooGay qui s’est hissé depuis ce 21 janvier parmi les mots-clés les plus utilisés sur le réseau social Twitter.

Le hashtag a été lancé peu après les accusations sur Twitter d’un jeune homme qui évoque ce qu’il affirme être un viol de la part du conseiller de Paris Maxime Cochard, élu du XIVe et membre du Parti communiste, ainsi que de son compagnon.

«Je considère qu’ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté, du fait qu’en raison de problèmes familiaux je n’avais pas vraiment d’endroit où dormir, de leurs responsabilités au sein du PCF pour avoir des relations sexuelles non consenties avec moi», écrit l’internaute avec le pseudonyme «Prunille», signalant toutefois ne pas avoir décidé «des suites à donner».

Une accusation démentie peu après par Maxime Cochard avec un communiqué, également publié sur Twitter, dans lequel il dénonce «une accusation totalement fausse» avant d’ajouter donner une suite judiciaire à cette affaire : «Compte tenu de la gravité de tels propos et de leur caractère calomnieux, j’ai donné instruction à mon avocat d’engager immédiatement une action judiciaire en diffamation». Le PCF lui a néanmoins demandé de se mettre en retrait de la vie politique.

https://twitter.com/MaximeCochard_/status/1352246614870659078

De nombreuses accusations

Peu après cette accusation de viol, de nombreux internautes ont aussi dévoilé sur les réseaux sociaux avoir été violés par des personnes du même sexe en utilisant le hashtag #MetooGay. Clément Pouré, journaliste de Mediapart, a par exemple rapporté avoir été violé à 12 ans «par [s]on correspondant allemand plus âgé.» Le jeune homme ajoute ensuite : «Mes parents m’ont toujours cru. La justice a mis des années à reconnaître ce dont j’avais été victime.»

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