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Quand les Gaulois goûtaient à la dolce vita

Au Thillay par exemple, l’élite avait l’habitude de manger des huîtres et de prendre des bains sous une voûte bleue recouverte d’une fine fresque étoilée. Un motif rare dont les archéologues ont retrouvé des traces. C’est ce genre de détails passionnants de la vie quotidienne qui sont dévoilés par la nouvelle exposition d’Archéa au Louvres.

« La Dolce Villa » aborde l’arrivée du savoir-faire romain dans les résidences des riches Gaulois. « Nous avons beaucoup travaillé sur un site en particulier, celui de la Vieille Baume au Thillay, qui a fait l’objet de fouilles dans les années 1970 et 1980 », explique Emilie Fouquet, commissaire de l’exposition. La villa (dont les vestiges sont aujourd’hui recouverts par un lotissement) comptait notamment trois bâtiments thermaux différents, dont deux recouverts d’intéressantes fresques. « L’existence de 300 caisses d’enduit peint nous a amenés à relancer une étude, détaille la commissaire. Nous avons découvert plusieurs décors et entamé une restauration. »

Les premiers résultats sont présentés dans le cadre de l’exposition. Mais ce ne sont pas les seuls éléments inédits que les visiteurs peuvent découvrir. Comme cette incroyable chaudière décorée de Saint-Pathus (Seine-et-Marne). De nombreux objets, issus de fouilles franciliennes ou picardes, permettent ainsi d’imaginer la vie à la romaine dans les campagnes du nord de la Gaule. « Ces villas sont caractéristiques de la pénétration de la culture romaine en Gaule. »

Une maquette résume de façon magistrale tout le propos : « Elle est entièrement démontable et permet de refaire le puzzle à partir de ce qu’ont découvert les archéologues ».

« La Dolce villa », jusqu’au 21 mai au musée Archéa, de 13 h 30 à 18 heures du mercredi au vendredi et de 11 heures à 18 heures le week-end, entrée 3,50 € ou gratuit si vous avez déjà visité l’exposition de Guiry-en-Vexin.

Le Parisien


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