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🇩🇪 Un ancien général accuse Merkel de trahison et rejoint l’AfD

« J’ai été horrifié que la politique d’ouverture des frontières se poursuive si brutalement. »

L’ancien général allemand Joachim Wundrak, trois étoiles, veut devenir maire de Hanovre sous les couleurs de l’AfD. Il accuse la chancelière allemande d’une politique « anti-allemande » visant à « dénationaliser » l’Allemagne.

Monsieur Wundrak, vous avez Ă©tĂ© membre de la CDU pendant six ans. Vous avez dĂ©missionnĂ© en 2014, pourquoi ?

A l’époque, j’ai constaté que la politique migratoire du gouvernement fédéral était complètement hors de contrôle et que la police fédérale était même empêchée de rétablir l’ordre.

Qu’avez-vous pensĂ© quand la crise des rĂ©fugiĂ©s a Ă©clatĂ© un an plus tard ?

J’ai été horrifié que la politique allemande d’ouverture des frontières se poursuive aussi brutalement. Mais je n’ai pas rejoint l’AfD à ce moment. J’espérais que la dissolution des frontières n’était pas un calcul politique.

Vous sous-entendez donc une perte dĂ©libĂ©rĂ©e de contrĂ´le de la part du gouvernement ?

Je n’irais pas aussi loin : Bien entendu, l’Etat ne voulait pas perdre le contrĂ´le. Mais il l’a acceptĂ© avec sa politique. En 2017, la chancelière allemande Angela Merkel a dĂ©clarĂ© qu’elle ne voyait pas ce qu’elle aurait dĂ» faire diffĂ©remment. En d’autres termes, rĂ©trospectivement, elle n’a rien compris. Quand j’ai entendu cela, j’ai dĂ©cidĂ© de rejoindre l’AfD. Mais j’y ai bien rĂ©flĂ©chi. Parce que je savais qu’il y avait des risques. […]

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Friedrich Merz, politicien de la CDU, a récemment déclaré dans une interview au journal « Bild » que son parti risque de perdre le soutien de la police et de l’armée. A-t-il raison ?

C’est certainement un problème pour la CDU/CSU. L’AfD est le seul parti qui soutient pleinement la Bundeswehr [NDLR : l’armĂ©e allemande]. Cependant, l’appui de l’AfD dans les milieux policiers est susceptible d’être encore plus important que parmi les soldats.

Pour quelle raison?

Parce que les camarades de la police constatent tous les jours dans la rue les dérives de la politique allemande. Ils se trouvent aux premiers rangs, au front.

Hier, votre parti vous a dĂ©signĂ© comme candidat aux Ă©lections municipales de Hanovre avec 98 % d’approbation. Dans votre discours, vous avez dĂ©crit la libertĂ©, la raison et la responsabilitĂ© comme Ă©tant des termes clĂ©s de votre vie. L’AfD est-il un parti raisonnable?

Oui. Mais savez-vous une chose? Personne ne lit notre programme. Si vous le lisez, vous aurez une impression différente de ce parti. Le programme de l’AfD d’aujourd’hui s’inscrit dans le droit fil du programme de la CDU de 2003 et j’ai même juxtaposé les deux programmes une fois. En écoutant les discours de l’AfD au Bundestag, je dois dire que c’est du pur bon sens.

[…]

Lors de votre première apparition, vous avez dĂ©clarĂ© que « lorsqu’une grande partie du spectre de la gauche, y compris la chancelière d’un parti autrefois plutĂ´t conservateur, se positionne comme anti-allemand, cela signifie que beaucoup de choses ont dĂ» mal fonctionner ». Qu’entendez-vous par « anti-allemand » ?

Je veux parler de la tendance de l’Allemagne à s’éloigner de plus en plus de l’État-nation. Madame Merkel a prêté serment sur l’Allemagne, mais elle a déjà du mal à parler d’un peuple allemand. Elle préfère parler de « population ». Beaucoup de politiciens allemands ont du mal à s’engager pour leur propre nation. Même la protection de leurs propres frontières n’est plus un objectif prioritaire. L’Allemagne cède de plus en plus de souveraineté à l’UE, à la Banque centrale européenne et aux organisations supranationales. Je ne pense pas que ce soit juste. L’État-nation est la première forme d’organisation de l’Allemagne. Là où les structures deviennent trop grandes, un esprit antidémocratique émerge rapidement.

Nzz.ch via fdesouche

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